|
|
Historique
A l'époque de l'indépendance gauloise, une bourgade s'installe sur la rive de l'Autura (l'Eure) : Autrikon, que l'on peut traduire par Port sur l'Eure. Elle sera l'une des capitales du peuple des Carnutes, à qui Chartres doit son nom. Romanisée, Autricum devient une ville importante, siège d'un évêché dès la fin du 4e siècle. Saccagées par les Normands, la ville et la Cathédrale revivent grâce au don fait en 876 par Charles-le-Chauve d'une relique dite "Le Voile de la Vierge".
|
Vers l'an mille, au temps de
l'évêque Fulbert, Chartres devient un foyer de formation intellectuelle et
spirituelle, dont la réputation gagne l'Europe médiévale pour atteindre son
apogée au 12e siècle. En 1328, le Pays Chartrain, qui avait été longtemps
dans la mouvance des puissants comtes de Blois et de Champagne, entre
dans le domaine royal.
|
|
|
Après les vicissitudes de la Guerre
de Cent-Ans, la résistance des bourgeois chartrains lors des guerres de
religion, évitera à la Cathédrale d'être dévastée par les protestants du Prince
de Condé. A la suite d'un siège honorable, Chartres se rendra à Henri de Navarre
qui s'y fera sacrer roi de France en 1594, sous le nom de Henri IV.
|
|
Dans le domaine littéraire, trois Chartrains s'illustrent aux 16e et 17e siècles : les poètes Philippe Desportes et Mathurin Régnier et le moraliste Pierre Nicole, tandis que la période révolutionnaire distinguera d'autres Chartrains : Brissot, chef de la Gironde, Pétion, maire de Paris, Chauveau-Lagarde, avocat de Marie-Antoinette et Charlotte Corday (qui assassina Marat) et surtout le Général Marceau (général à 24 ans, mort à Altenkirchen en 1796 à l’âge de 27 ans) ; sans oublier que c'est à Chartres que Siéyès, alors vicaire général, rédigera son célèbre pamphlet "Qu'est-ce que le Tiers-Etat ?" Grâce à la modération des Chartrains pendant la Révolution, la Cathédrale ne subira que des dommages limités, mais un incendie accidentel, survenu en 1836, anéantira l'ancienne charpente. La couverture sera alors refaite en cuivre.

Plus près de nous, les plumes de Péguy, Huysmans et Proust contribuent à chanter les louanges de ce chef-d'oeuvre de l'Art Chrétien Médiéval que Rodin baptisa "l'Acropole de l'Occident". En 1909, Chartres est parmi les premières villes de France à accueillir un aérodrome, puis une école qui formera plus de 3000 pilotes durant la Guerre 1914-1918.

e 17 juin 1940, le Préfet Jean Moulin s'oppose courageusement aux exigences de l'occupant, devenant ainsi le premier résistant de France. Il présidera plus tard le Conseil National de la Résistance. En 1944, avant d'être libérée par le 20e corps U.S. et les patriotes locaux, la ville subit de nombreuses atteintes qui causent, entre autres, la perte de la Porte Guillaume et de sa bibliothèque, l'une des plus riches de France.
En 1979, la cathédrale est inscrite sur la toute 1ère liste du patrimoine mondial de l'U.N.E.S.C.O.
Ville dynamique, Chartres développe une économie en pleine expansion. Située au coeur de la Cosmetic Valley, Chartres est aujourd'hui la Capitale de la Lumière et du Parfum.
|
Un patrimoine d'exception
|
|
Splendeur médiévale, la cathédrale rayonne, captant
tous les regards. A l'ombre de ses arcs-boutants bat le cœur de la vieille
ville. Rues et ruelles capricieuses aux noms savoureux, bordées de maisons
anciennes à pignon, escaliers dévalant vers la ville basse qui se mire dans les
eaux de l'Eure... Effervescence autour des étals du marché, charme d'un petit
pont bossu enjambant la rivière, élégance d'une façade, éclat des vitraux d'une
église ancienne, richesse des musées aux 1000 trésors, magie d'un concert qui
enflamme la ville, passion d'un artisan d'art, fraîcheur d'une terrasse près
d'un moulin à eau... Chartres aime qu'on la surprenne...
|
Sublime résumé de l'art des XIIe et XIIIe siècles, la cathédrale Notre-Dame de Chartres est la plus complète et la mieux conservée des cathédrales gothiques. Edifiée et ornée entre 1134 et 1260, elle a été inscrite en 1979 sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Les origines
Élevée sur un promontoire, butte naturelle qui domine l’Eure dans un à-pic de trente mètres, la cathédrale est implantée dans le tissu urbain de la ville antique. Au cours du Haut Moyen Age, cinq édifices au moins ont dû se succéder ; il n’en reste que quelques pans de murs et le site de la crypte dite de Saint-Lubin, dont le plan et l’orientation ont déterminé l’implantation de l’abside de l’édifice actuel. En 1020, la cathédrale est ravagée par les flammes.

La Cathédrale de Fulbert
C’est à l’évêque Fulbert (960-1028), l’un des plus grands intellectuels de son temps, que l’on doit la construction de la cathédrale qui est dédicacée en 1037 et dont il nous reste la crypte
Le narthex avec sa façade à trois portails sculptés et ses deux tours et le clocher sud seront érigés plus tard.
La basilique romane sera détruite en 1194 et seules la crypte et la façade ouest seront épargnées.

La cathédrale du XIIIe siècle
La cathédrale du XIIIe siècle, qui est celle que nous connaissons aujourd’hui, reprend le massif occidental de l’ancien édifice.
Son plan en croix latine, son élévation à trois étages, ses voûtes d’ogives à doubleaux et formerets déterminant la forme des piles, en font un exemple de l’architecture gothique à ses débuts. Le dallage de la nef a été conservé.
A l’extérieur, pour équilibrer la poussée des voûtes, un système de gros contreforts et d’arcs-boutants monte jusqu’à la base des toitures, en deux volées superposées, d’épaisseur décroissante. Les deux porches latéraux possèdent un décor sculpté exceptionnel.
Les vitraux
Les baies de la cathédrale de Chartres forment l’ensemble le plus complet de vitraux anciens conservé en France.
« Notre-Dame-de-la-Belle-Verrière » (vers 1180) et trois lancettes de la façade ouest (entre 1145 et 1155) sont les plus anciens vitraux et sont des vestiges de la cathédrale romane.
La plupart des vitraux sont contemporains de l’église actuelle et sont datés entre 1205 et 1240 environ. La rapidité des travaux explique sans doute l’homogénéité exemplaire de l’ensemble.

Les extensions du XIIIe au XVIe siècle
Les siècles suivants verront l’édification d’extensions liées notamment à l’évolution de la liturgie : - Sacristie construite au XIIIe siècle ; - Salle capitulaire surmontée de la chapelle Saint-Piat (1325-1335) reliée à la cathédrale par un escalier couvert par une galerie ; - Chapelle Vendôme construite en 1417 entre deux contreforts du bas-côté sud ; - Clocher nord dit clocher Neuf (XVIe siècle) œuvre du maître maçon Jehan Texier dit Jehan de Beauce pour remplacer un beffroi en bois ; - Pavillon de l’horloge édifié par Jehan de Beauce en 1520 sur le côté nord de la cathédrale (décoré de pilastres Renaissance, alors que sa flèche est encore gothique).
Une toiture en cuivre !
En 1836, un incendie accidentel détruit l’ancienne charpente en bois. La toiture est reconstruite en fonte de fer avec une couverture en cuivre qui demeure aujourd’hui une des particularités de la cathédrale de Chartres.
|
|
|
|
|
|
Située
dans le quartier Saint-Chéron, la Maison Picassiette, classée monument
historique en 1982 est un exemple insolite et extraordinaire d'art naïf. Elle
fut entièrement décorée - intérieur comme extérieur - par son propriétaire,
Raymond Isidore, dit Picassiette, entre 1930 et 1962, de mosaïques réalisées à
partir de morceaux de vaisselle brisée.
Ce
chartrain est né le 8 septembre 1900. Il construisit, en 1930, un simple
pavillon et consacra ensuite trente années à le transfigurer en un véritable
joyau qu'il enrichit, encore et encore, de cours et de jardins qu'il décora
inlassablement.
Labeur de 29 000 heures pour lequel il manipula 4 millions de débris de vaisselle, soit 15 tonnes... Tout est propice à son art : les pots de fleurs, la machine à coudre de son épouse, le lit ... La maison devient une immense mosaïque réalisée avec des fragments de céramique et de verre, de peintures et de sculptures.. Homme simple, de condition très modeste, sans instruction, vivant presque en marge de la société, Raymond Isidore était un personnage hors du commun. Architecte, artiste, il avait la foi des bâtisseurs de cathédrales. Sa demeure est à l'image de son esprit. Aujourd'hui ce chef d'oeuvre d'un artisan solitaire suscite chez la plupart des visiteurs un état d'euphorie et un étrange sentiment de dépaysement. Ce décor exprime le monde intérieur de son créateur, son rêve de beauté et d'éternité. Aujourd'hui, la Maison Picassiette fait partie des monuments incontournables de Chartres
|
|

Classée parmi les premiers secteurs sauvegardés, la ville couvre 60 hectares, s'étageant de la Cathédrale (ville haute) jusqu'aux rives de l'Eure (ville basse). Tout près de la Cathédrale, sur la Place de la Poissonnerie, se dresse une des plus belles maisons chartraines, la maison du Saumon dite aussi la maison de la Truie-qui-file, bâtie au début du XVIe siècle et habillée de sculptures sur bois.

En contrebas, bordée de maisons à colombages dont l'une est flanquée de l'Escalier de la Reine Berthe (XVIe siècle), pavée et éclairée par des lanternes suspendues à des chaînes, la rue des Ecuyers replonge le promeneur à l'époque médiévale. De l'autre côté de la Cathédrale, au n°29 rue Chantault s'élève la plus ancienne maison de Chartres, datée du XIIe siècle. Rampes et escaliers, appelés tertres, conduisent à la ville basse dont les noms des rues gardent le souvenir des anciens métiers de Chartres au Moyen-Age.
Ainsi, le Tertre Saint-Nicolas était le passage utilisé autrefois par les porteurs d'eau. Ponts bossus, lavoirs, moulins à eau rythment un cheminement piétonnier aménagé le long des rives de l'Eure; il permet de bénéficier de points de vue exceptionnels sur la ville haute. En partie piétonnière, animée par ses commerces et ses marchés, la vieille ville a conservé le charme vivant et pittoresque de son passé d'ancienne cité médiévale.

reservation@lalucasserie.com
Copyright (c) 2005 gîtes chaboche. Tous droits réservés.
|